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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 20:32

26-       Lettre de Pierre Duny-Pétré à son oncle Jean Pétré, à traduire en allemand, réponse à la lettre du 27 février 1944. Feuille blanche manuscrite à l’encre, format 133 mm x 176 mm.

 

26-       Lettre en allemand de Jean Pétré à Buchenwald, adressée à M. et Mme Haritschelhar à Bayonne. Datée du 26 mars 1944. Enveloppe bleu et tampon de la censure. Feuille imprimée en rouge et texte manuscrit au crayon, format 295 mm x 207 mm.

 

28-       Lettre en allemand de Pierre Duny-Pétré à son oncle Jean Pétré à Buchenwald. Datée du 18 mars 1944. Texte manuscrit dans l’enveloppe. Tampon de la censure. Carton bleu, manuscrit à l’encre bleu, 90 mm x 135 mm.

Lettre à Buchenwald 1

Lettre à Buchenwald 2 

 

29-       Brouillon de lettre en allemand. Datée du 23 avril 1944. Feuille blanche manuscrite 270 mm x 215 mm.

 

30-       Version française de lettre de Pierre Duny-Pétré à Jean Pétré au camp de Buchenwald, réponse à lettre du 23 avril 1944. Deux feuillets blanc manuscrit à l’encre, format 135 mm x 215 mm.

 

31-       Lettre en allemand de Jean Pétré au camp de Buchenwald adressée à Pierre Duny-Pétré à Marseille. Enveloppe avec timbre d’Hitler. Datée du 23 avril 1944. Feuille imprimée en rouge, manuscrit au crayon, format 300 mm x 207 mm.

 

Lettre de Buchenwald

 

32-       Carte postale en allemand de Pierre Duny-Pétré à Marseille adressée à Jean Pétré à Buchenwald. Datée du 2 mai 1944. Timbre de Pétain. Carton blanc manuscrit, format 148 mm x 102 mm.

 

33-       Manuscrit de lettre en français de Pierre Duny-Pétré à Jean Pétré à Buchenwald, référence à lettre du 23 avril 1944. Feuille blanche de papier en-tête de Massalia, manuscrit à l’encre blanche, format 137 mm x 213 mm.

 

34-       Carte postale en français de Jean Pétré adressée à M. et Mme Haritschelhar à Bayonne. Tampon de la censure, timbre de Hitler. Postée de la part de J. Manech avec adresse de Weimar. Datée du 11 mai 1944. Carton imprimé, manuscrit au crayon, format 148 mm x 105 mm.

 

35-       Projet de lettre en français de Pierre Duny-Pétré à son oncle Jean Pétré. Datée du 19 mai 1944. Feuillet blanc, manuscrit à l’encre, format 122 mm x 160 mm.

 

36-       Lettre en allemand de Jean Pétré au camp de Büchenwald, adressée à son neveu Pierre Duny-Pétré. Datée du 21 mai 1944. Feuille imprimée en rouge, manuscrit à l’encre noire, format 295 mm x 210 mm.

 

37-       Lettre de Pierre Duny-Pétré à Marseille à son oncle Jean Pétré au camp de Buchenwald. Tampon de la censure. Texte en français et en allemand. Datée du 19 mai 1944. Encveloppe de couleur bleu. Feuille bleu, manuscrit à l’encre et au crayon, format 265 mm x 177 mm.

 

38-       Traduction de lettre en français de Jean Pétré (camp de concentration de Buchenwald) à M. et Mme Haritschelhar à Bayonne. Datée du 23 avril 1944. Petit feuillet ronéotypé en allemand. Enveloppe avec timbre d’Hitler. Feuille blanche, manuscrite à l’encre, format 125 mm x 160 mm.

 

39-       Lettre en allemand de Pierre Duny-Pétré à Jean Pétré déporté à Buchenwald. Enveloppe bleu. Datée du 16 juin 1944. Feuille bleu manuscrite à l’encre bleu, format 265 mm x 177 mm.

 

40-       Traduction de lettre en français adressée par Jean Pétré à M. et Mme Haritschelhar à Bayonne. Texte d’avis sur les paquets. Datée du 19 juin 1944. Feuille blanche, tapée à la machine, format 210 mm x 273 mm.

 

41-       Lettre en allemand de Jean Pétré, déporté au camp de concentration de Buchenwald, à M. et Mme Haritschelhar à Bayonne. Datée du 27 juin 1944. Timbre de Hitler. Feuille imprimée en rouge, manuscrit au crayon, format 295 mm x 210 mm.

 

42-       Projet de lettre de Pierre Duny-Pétré à Jean Pétré à Buchenwald. Daté du 9 octobre 1944. Feuillet blanc, manuscrit à l’encre noire, format 135 mm x 95 mm.

 

43-       Lettre de l’aumônerie des prisonniers politiques à Paris, adressée à Mme Haritschelhar à Bayonne pour l’envoi de colis via la Suisse. Enveloppe. Datée du 26 décembre 1944. Feuille blanche, tapée à la machine, format 135 mm x 210 mm.

 

44-       Message de Pierre Duny-Pétré à Marseille à Jean Pétré déporté à Buchenwald. Daté du 14 décembre 1944. Feuillet de permission du 81e régiment d’infanterie, blanc, manuscrit à l’encre, format 143 mm x 106 mm.

 

1ere lettre libre enveloppe 

1ere lettre libre 

 

45-       Lettre du Captain Paul Duchène, armée américaine, adressée à M. et Mme Haritschelhar à Bayonne, datée du 5 avril 1945. Annonce que le colonel Pétré est sain et sauf. Est joint un message manuscrit au crayon de Jean Pétré du 4 avril 1945. Deux feuillets manuscrits, format 125 mm x 200 mm environ. Enveloppe avec tampon de US Army, format 215 mm x 110 mm.

 

46-       Carte au nom de Jean Pétré émanant de Allied expeditionary force pour garantir le retour au pays. Carton blanc imprimé et manuscrit, format 105 mm x 76 mm.

 

47-       Fiche de transport chemin de fer, au nom de Jean Pétré à destination de Marseille. Datée du 25 avril 1945. Feuille imprimée, format 205 mm x 105 mm.

 

48-       Nombreux billets de banque en liasses, marks allemands.

 

49- Dessin à l’encre de prisonnier amaigri, sur feuillet manuscrit au crayon. Format  125 mm x 90 mm.

 

50- Journal La Marseillaise, grand quotidien d’information du front national, n° 221 du 18 avril 1945. «Dante n’avait rien vu, le camp de Buchenwald», témoignage du colonel Pétré. En voici le texte : «La 9e armée américaine a libéré dans son avance, 25.000 hommes détenus dans le camp de concentration de Weimar-Buchenwald. Cinq mille d’entre eux sont des Français coupables de ne pas avoir accepté la politique de Montoire. Le lieutenant-colonel Pétré de Marseille, arrêté en juillet 1944 (NDLR : erreur d’année), a donné un témoignage sur la «vie» qu’on menait dans cet enfer du Reich hitlérien.

Voici l’emploi de temps quotidien à Buchenwald : lever le matin à 4 heures en toutes saisons, torse nu au lavabo à 500 m des baraques. Eau noire tenait lieu de café et 300 grammes de pain. Appel dehors de 5h à 6h 30 an pantalon, chemise et veste. A 6h 30, départ pour les usines et travail aux fours et fonderies jusqu’à 19h, avec 30 minutes d’arrêt à midi pour manger le reste du pain, sans avoir le droit de parler à quiconque. A 19h 30, retour au camp. Un litre de soupe à l’orge et aux choux. A 20h, tout le monde nu pour la recherche de la vermine, puis à 22h, coucher sur des grabats communs. Ceci valait pour le «grand camp». Il existait par surcroît un «petit camp» destiné aux «punis». Les «punis » subissaient dès leur arrivée une vingtaine de piqûres soit-disant destinées à les vacciner. Ils n’allaient qu’en babouches ou pieds nus et s’exténuaient dans des carrières ou faisaient des corvées dont la seule description soulève le cœur. Tous les détenus de Buchenwald travaillaient sous la surveillance directe d’autres détenus de droit commun, Allemands pour la plupart, qui, pour se faire mieux voir des SS, les menaient à coups de triques. Il mourait à peu près 200 détenus par jour à Buchenwald.

 

Se-aprovechan.jpgGravure de Francisco Goya, Désastres de la guerre, 1810-1820

 

51- Journal Le Provençal, organe de Patriotes socialistes et des républicains, n° 218 du 27 avril 1945. Au milieu de la une, témoignage du colonel Pétré, de retour du camp de Buchenwald : «Les internés mouraient comme des chiens». En voici le texte: «Deux trains ramenant des prisonniers rapatriés sont arrivés hier et ce matin en gare Saint-Charles: le premier à 23h 30 ; le deuxième à 2h 30. Au passage, tous les revenants des camps de souffrances et de stalags, étaient frénétiquement applaudis. Parmi eux, se trouvait une figure marseillaise sympathiquement connue ! Le colonel Pétré, dans le journalisme, Jean Duhalde, et dans la Résistance : Chardon ou Rolland. Président de l’Amicale du 141e RIA, il avait fondé un groupe de résistants, parfaitement organisé et agissant. Cette patriotique initiative lui valut d’être arrêté par la Gestapo, le 6 juillet 1943. De la prison Saint-Pierre, il fut transféré à Fresnes, puis au camp de Buchenwald. Tandis que ses amis de l’Amicale, parmi lesquels le commandant Billot, vice-président, et M. Raymond Teiyssère, secrétaire général, l’entourent, le colonel Pétré veut bien nous confier quelques uns de ses souvenirs, sur les rigueurs de ce camp de la douleur et de la mort. «On y travaillait dur. On n’y mangait presque pas. On s’y reposait peu. On était mené à la trique. Les gens y mourraient d’inanition comme des bêtes. Le manque de soins favorisait la vermine qui était pour nous une torture de plus. J’ai vu tomber à mes côtés, l’ancien ministre belge Paul-Emile Janson, le général Jean-Edouard Verneau, le député et secrétaire d’Etat  François de Tessan et beaucoup d’autres, hélas! qui sont morts après avoir terriblement souffert. Nos surveillants n’étaient pas des gardiens, c’étaient des bourreaux.

-  Y avait-il avec vous des Marseillais?

«Oui. Malafosse des PTT ; Arnaud, l’ancien conseiller d’arrondissement; Clary, l’ancien chef de la Sûreté; le docteur Crouzet et son fils; Bouchon de la préfecture».

-  Comment avez-vous été libérés?

«Il y a quatre mois, j’avais été transféré du camp de Buchenwald dans la Rhur, comme travailleur. Quand les Alliés se sont approchés, nous avons été repliés vers l’intérieur de l’Allemagne, mais les Américains nous ont rattrapés. Nous étions sauvés.

Autour de nous, la joie des retrouvailles s’exprime en de tendres et passionnées effusions. Entraîné par ses amis, le colonel Pétré, plein d’une joie douce, retrouve enfin Marseille, dont il a tant rêvé, dans l’enfer de Buchenwald. L. L. ».

 

Provençal

 

51-       Formulaire administratif en allemand. Papier bleu imprimé, format 190 mm x 210 mm.

 

52-       Présentation du camp de Buchenvald en termes neutres, le camp apparaît comme un centre de travail normal. Annotation manuscrite de Pierre Duny-Pétré : « Bref, c’est la vie de château, semble-t-il document de propagande allemand ». Feuille blanche tapée à la machine recto-verso, format 210 mm x 270 mm.

 

53-       Les dossiers de la Gestapo, l’affaire Flora, avril 1943, et photocopie d’un document de la Gestapo indiquant l’arrestation de Jean Pétré. Communiqué par le Dr Chiny le 13 mars 2010. Trois feuilles blanches tapées à la machine, format 210 mm x 297 mm.

 

 

Todesfuge

Fugue de mort

Lait noir de l'aube nous te buvons à la nuit

Nous te buvons au midi la mort est un maître venu d'Allemagne

Nous te buvons au soir et au matin nous buvons et buvons 

La mort est un maître venu d'Allemagne son oeil est bleu

Il t'atteint d'une balle de plomb il ne te rate pas 

Un homme habite la maison tes cheveux d'or Margarete

Il jette ses molosses contre nous il nous offre une tombe dans le ciel

Il joue les serpents et rêve la mort est un maître venu d'Allemagne

Tes cheveux d'or Margarete

Tes cheveux de cendre Sulamith

Paul Celan, 1945

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Published by Duny-Pétré Arnaud
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  • : Colonel Pétré, la Résistance à Marseille
  • Colonel Pétré, la Résistance à Marseille
  • : Biographie du Lieutenant-Colonel Jean-Baptiste Pétré, chef régional de l'Armée Secrète AS à Marseille. Archives de l'AS, de la déportation, de l'épuration. Campagne de France et Résistance durant la 2ème guerre mondiale.
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